Bachar Mar Khalife
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Bachar Mar Khalife - Ya Balad
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"Ya Balad"
Dans son troisième album intitulé Ya Balad («Ô pays»), le chanteur parle de sa proximité perdue à sa terre. Il raconte la nostalgie qui le rattache à ses racines et l’oubli qui le pousse à la pérégrination. Le pays lui-même a pris le chemin de l’exil, expulsé par la conception nationaliste de la patrie. Les paysages ont été remplacés par la carte, l’horizon par les frontières, le chant par l’hymne national, la vérité de la voix par l’imposture du clairon. D’où le drame d’un pays à la croisée des civilisations mais qui ne suffit plus à ses enfants. Ceux-ci se retrouvent coupés de l’origine qui sauvegarde le rapport au monde: la langue. Mêlant piano, clavecin, percussions, batterie, synthétiseurs, mélodica et nay, ce troisième album joue la réconciliation entre les différents parcours musicaux de Bachar Mar-Khalifé (entre la percussion et le piano), et consacre le chant en arabe comme instrument central de son expression. Plus que jamais, sa liberté triomphe de toute contrainte stylistiq...
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Bachar Mar Khalife - Who's Gonna Get The Ball From Behind
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"Who's Gonna Get The Ball From Behind"
Bachar Mar-Khalifé est un homme libre. Tout d’abord il insiste : être né dans un Liban en guerre n’autorise pas de se réclamer du martyre pour se faire valoir. Dans sa relecture de «Ya Nas», chanson traditionnelle koweitienne, Bachar chante un hymne à la liberté anarchiste. Puis il adapte avec «Marea Negra» un chant emblématique du printemps arabe du poète syrien Ibrahim Qashoush, qui chantait contre le régime «il est temps que tu dégages Bachar», et qui fut retrouvé mort les cordes vocales arrachées. Bachar universalise le texte et le martèle telle une marche insurrectionnelle de pianos, de basses et de percussions. «Xerîbî» aussi est une reprise, du chanteur kurde Ciwan Haco, qui exprime la douleur de l’exil et l’espoir d’un pays. Là encore Bachar l’ajuste à son idéal universaliste et remplace le Kurdistan par Utopia, « mon pays », précise-t-il. Sur «Requiem», il entremêle un thème de son frère Rami (fondateur du projet Aufgang avec Francesco Tristano) avec l’extrait d’une chanson de son prère Marcel (chanteur et joueur d’oud, légende en son pays). Puis vient «Machins Choses», rareté de Gainsbourg interprétée en duo avec Kid A, rencontrée via Agoria et Infiné. A la désinvolture de la version originelle, se substitue l’incertitude et le doute de leur génération. Chaque morceau est une déclaration d’amour à ses racines, une synthèse de son parcours musical, une révolutionnaire vision multi-culturelle...
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